Que se soit ce mouvement des corps qui se rapprochent peu à peu comme s'ils étaient timides l'un vers l'autre, hésitants les premières secondes, pour finir dans une brulante étreinte.
Que ce soit cette odeur si particulière que l'on croit retrouver mais qui au final n'est propre qu'à un signifiant sur ce truc rond qui nous sert de planète, du moins c'est ce qu'on se persuade, au fond, de croire.
Ou il y a ce rire, qui nous fait tendre l'oreille à chaque coin de rue persuadé de l'avoir reconnu.
Ou bien l'effleurement d'une main rugueuse et abimée, qui malgré tous ces attributs, se trouve être d'une douceur extrême.
Et puis ce putain de regard qui fait qu'on a envie de voir la vie autrement et qui nous donne de l'existence, une place parmi tous ces autres qu'au fond, on hait tous.
Je crois que j'ai jamais autant utiliser ce dépotoir virtuel dans un laps de temps aussi limité depuis longtemps.
Et c'est mal.
Ou bien.
Voyiez les choses telles qu'il vous plaira. Puisqu'au fond, c'est ce qu'on se borne tous à faire, en ne laissant jamais possibilité à autrui de se livrer tel qu'il est à nous. Et ça, putain, qu'est ce que c'est dommage. On pourrait enfin se comprendre comme il nous l'est carrément impossible.
Je veux comprendre.



